De quoi la période classique est-elle le nom ? Indéniablement le goût pour la rationalité et le respect des lois de la nature. Au XVIIIe siècle, les Lumières inondent l’Europe de leur philosophie nourrie par la connaissance des sciences et de l’histoire. C’est ainsi que dans le monde des arts, les classiques délaissent dieux et créatures fantastiques au profit d’une simplicité narrative et mélodique. Ce programme musical en est un fier exemple, Vanhal, Michael Haydn et Mozart figurent parmi les pionniers du style classique dans sa forme la plus stricte. Mais la violoniste Lena Neudauer, déterminée à faire prévaloir ce qui se cache sous cette apparente rigidité, fait trembler nos certitudes pour laisser triompher la passion. Et pour preuve, Jean-Baptiste Vanhal est aussi l’un des meilleurs représentants du Sturm und Drang, ce mouvement furtif qui - ô impertinence ! - a désavoué la discipline au profit d’une expression plus assumée. Le classicisme tel que nous nous le représentons ne serait-il alors qu’une illusion ?
Lena Neudauer, violon & direction
VANHAL Jean-Baptiste : Symphonie en sol mineur B.G. 1
HAYDN Michael : Concerto pour violon en La Majeur MH 207
ZELIANKO Tatsiana : Madrigaloscopie (création, commande Ministère de la Culture)
MOZART Wolfgang Amadeus : Symphonie n° 29 en La Majeur KV201
85 min. & entracte